De plus en plus de patients confrontés à des enjeux de consommation
Des équipes du CHUM témoignent d’une réalité de plus en plus préoccupante : la hausse marquée du nombre de patients aux prises avec des problèmes de consommation, souvent liés à des situations d’itinérance.
Les soignants décrivent un quotidien exigeant, où ils tentent d’offrir de l’aide à des personnes en grande détresse, mais qui ne sont pas toujours prêtes, ou capables, de la recevoir. Cette « main tendue », bien qu’essentielle, est fréquemment refusée, notamment en raison de la complexité des dépendances, de la méfiance envers les institutions ou de parcours de vie marqués par des traumatismes.
L’article met en lumière un système hospitalier qui devient, malgré lui, un point d’entrée pour des problématiques sociales plus larges. Les urgences accueillent des patients dont les besoins dépassent le cadre médical : santé mentale, consommation, précarité et absence de logement stable.
Les intervenants soulignent aussi les limites du réseau de la santé face à ces réalités. Sans ressources adaptées en amont, notamment en itinérance et en accompagnement communautaire, les hôpitaux peinent à offrir des solutions durables. Les patients reviennent, souvent dans un état aggravé, illustrant un cycle difficile à briser.
En filigrane, cet article de La Presse rappelle l’importance d’une approche globale et concertée : pour réellement aider ces personnes, il faut aller au-delà des soins médicaux et renforcer les ponts entre le réseau de la santé et les organismes communautaires comme l’Accueil Bonneau.
Source : Une main tendue, mais souvent repoussée | La Presse
Crédit photo : Martin Tremblay, La Presse