Le chef d’orchestre des cuisines de Bonneau prend une retraite bien méritée

Le chef d’orchestre des cuisines de Bonneau prend une retraite bien méritée

C’est avec une grande émotion que nous avons appris la nouvelle de la retraite de Norman Paris. Pendant 13 ans, il fut un pilier à l’Accueil Bonneau. Responsable des activités quotidiennes de la cuisine et de l’organisation de la collecte des dons alimentaires, il veillait à ce qu’il y ait toujours de la nourriture à servir aux gars.

Ce fut un immense bonheur de travailler à ses côtés. Tout le monde aime Norman. Il était toujours là avec son sourire pour vous accueillir le matin.  Peu importe la situation, on pouvait compter sur lui. Ses qualités d’entraide et de générosité, ses attentions, son humour et son travail acharné nous inspiraient tous au quotidien. Sa présence amicale nous manquera.

Nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec lui afin de dresser le portrait de toutes ses années passées au sein de l’Accueil Bonneau.

 

Quel est le parcours qui t’a amené à l’Accueil Bonneau?

«Je travaillais pour une autre entreprise qui a été vendue à une entreprise américaine. Tout le monde a perdu son emploi. Un recruteur à Emploi Québec m’a trouvé le poste à l’Accueil Bonneau. J’ai eu une entrevue avec Sœur Aurore, qui était la directrice à l’époque, et elle m’a embauché!»

  

Qu’est-ce qui t’a amené à œuvrer pour une organisation qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir?

«Au début, c’était juste un emploi, mais avec le temps, j’ai commencé à réaliser que c’était plus qu’un simple emploi. Tout le monde ici fait un travail vraiment important pour aider les personnes les plus vulnérables à Montréal. Ce fut une expérience très enrichissante qui m’a fait vraiment apprécier ce que j’ai à la maison.»

 

As-tu une anecdote à nous partager qui représente bien selon toi l’essence même de l’Accueil Bonneau?

«Lorsque j’ai débuté à l’Accueil Bonneau, elle était dirigée par les Sœurs Grises et beaucoup d’entre elles étaient là pour aider aux activités quotidiennes. Sœur Margot Laliberté travaillait directement avec moi. Je me souviens qu’à chaque fois que je la voyais, je lui disais que nous manquions de quelque chose, par exemple du yogourt. Elle répondait toujours « Ah, ne t’inquiète pas, la Providence » et quelque chose se présentait toujours, et finalement nous avions eu le yogourt.»

  

Comment vois-tu ta retraite?

«Je vois la retraite comme une occasion de continuer à prendre soin de moi et ma famille, de voyager et de profiter de ce que la vie a à offrir! Cependant, c’est très triste de quitter mes collègues et la mission de l’Accueil Bonneau, mais je sais que tout le monde continuera ce beau travail.»

 

Quel est ton plus beau legs pour l’Accueil Bonneau?

«J’espère que l’Accueil Bonneau continuera à offrir le meilleur repas en ville. Je suis convaincu que l’incroyable personnel de cuisine tiendra cette réputation et trouvera des moyens d’offrir plus de services là où le besoin se fait sentir.»

 

Qu’est-ce que ça te fait de voir aujourd’hui ta fille travailler à l’Accueil Bonneau?

«Depuis 13 ans, l’Accueil Bonneau fait partie de ma famille, et avec ma fille là-bas, je me sens plus comme à la maison. Ma fille a commencé à faire du bénévolat il y a 12 ans, préparant des sandwiches et faisant la vaisselle. Elle a fait son chemin jusqu’au département de comptabilité. Elle a toujours eu un emploi d’été à Bonneau et maintenant elle travaille en permanence pour la Fondation. Je sais donc que Bonneau est toujours dans ma famille même après mon départ, et ma famille est toujours à Bonneau! Ils l’ont vue grandir à mes côtés.

J’ai passé 13 bonnes années ici et ça me manquera vraiment, ainsi que tout le monde, et bien que bien que je ne serai plus ici, l’Accueil Bonneau sera toujours dans mes pensées et mes prières.»

 

Cher Norman, tous tes collègues de l’Accueil Bonneau, nous réalisons combien ton départ va laisser un grand vide. Ces longues journées de travail partagées avec toi ont créé des liens bien plus importants que ceux du cadre professionnel. Des liens d’amitié sincères et durables. Nous te souhaitons une très belle retraite, repose-toi bien et passe du bon temps avec celles et ceux que tu aimes. 

Tu vas nous manquer énormément.

Nous t’aimons très fort.